Réjeanne La rentrée littéraire : les autrices les plus attendues
Lingerie — 8 octobre 2019

La rentrée littéraire : les autrices les plus attendues

Comme à chaque rentrée littéraire, on attend avec beaucoup d’impatience la sortie de centaines d’ouvrages autour du mois de Septembre.

Aujourd’hui, nous souhaitons revenir sur les autrices les plus attendues de l’équipe de Réjeanne. Alors, découvrez sans plus attendre la sélection des différents ouvrages parus en cette rentrée qui nous ont séduits !

Les testaments de Margaret Atwood

Après le succès indéniable de La Servante écarlate (The Handmaid’s Tale, 1985), l’autrice de 79 ans nous raconte la suite du régime théocratique de la République de Gilead.

On ne peut qu’être troublé par l’imagination de Margaret Atwood qui ressemble tant à la société d’aujourd’hui, dans un système qui est en train de pourrir de l’intérieur.

La Servante écarlate racontait la vie de Defred, servante dans le monde imaginaire de Gilead, un état totalitaire au très bas taux de natalité, où les femmes sont divisées en trois catégories :

  • les Épouses, qui dominent la maison,
  • les Marthas, qui l’entretiennent,
  • et les Servantes, dont le rôle est la reproduction.

À lire : Les meilleurs documentaires engagés sur Netflix

Soif d’Amélie Nothomb

À toutes les rentrées littéraires, c’est la même question. Qu’a pu bien nous préparer Amélie Nothomb cette année ? Depuis Hygiène de l’assassin, publié en 1992 (et qui reste notre préféré, même après Le Fait du prince), cette autrice belge a publié chaque année un ouvrage. « Euh oui, ça fait plus de 20 livres déjà. Championne Amélie ! ».

Le thème de cette année : « Pour éprouver la soif, il faut être vivant ». Elle a osé faire parler Jésus-Christ à la première personne pour la première fois.

Un Jésus-Christ humain qui, la veille de sa mort, se souvient comme il a aimé dormir durant son existence…

À lire : 5 livres sur les règles

Le bal des folles de Victoria Mas

Dans son tout premier roman, Victoria Mas (sa « toute première fois », oui oui, c’est bien la fille de Jeanne Mas !) retrace le parcours heurté de plusieurs femmes.

Des jeunes filles violentées, anciennes prostituées, hystériques, dépressives, mélancoliques, elles sont toutes rassemblées pour le fameux bal de printemps, Le bal des folles.

Cet ouvrage met à nu la condition féminine au XIXe siècle dans un univers impitoyable, mais extrêmement riche et romanesque. Il mériterait une adaptation cinématographique !

La Maison d’Emma Becker

Pendant plus de deux ans, Emma Becker a rejoint une maison close berlinoise afin de partager avec nous la singularité de cet endroit. Le personnage de la prostituée a depuis toujours été une figure littéraire. Seulement, il a trop souvent été vu uniquement d’un point de vue masculin. Avec la Maison, enfin nous avons le regard d’une femme sur le « plus vieux métier du monde » !

On admire le courage d’Emma Becker qui a réalisé des portraits saisissants de ces femmes qui ont le pouvoir de ces lieux si mystérieux. Malgré un ouvrage un peu trop long, on rentre dans la nature vraiment obscure et profonde de l’humain.

Les choses humaines de Karine Tuil

La culture du viol, le consentement et la zone grise. Voilà les problématiques que vient évoquer Karine Tuil dans son onzième roman, Les choses humaines. Toute la question du féminisme d’aujourd’hui y figure. Et on peut dire qu’elle y va franco.

Pas de filtres, pas de retenue. Malgré quelques longueurs et des personnages qui mériteraient d’être plus explorés, la romancière expose brillamment les grands débats d’aujourd’hui.

Un roman qui n’en est peut-être pas tellement un. Pour cela on vous conseille de relire son ouvrage précédent : L’Insouciance.