Réjeanne S’habiller éthique : pourquoi et comment
Lingerie — 26 septembre 2019

S’habiller éthique : pourquoi et comment

Chaque année, une personne utilise en moyenne 15 kg de textile, principalement des vêtements. Mais 85 % d’entre eux finissent à la poubelle !

Dans l’ère du « fast fashion », les grandes marques produisent le plus vite possible en limitant un maximum leurs coûts pour avoir des prix attirants (les t-shirts H&M à €5 ? Et oui).

Cette course à la mode implique une délocalisation de la production, là où la main-d’œuvre est la moins chère.

Avec ce tout nouvel article, la team Réjeanne vous explique pourquoi et comment s’habiller éthique.

La mode éthique en chiffres en France

En France, environ 70% des vêtements vendus sont fabriqués en Asie du Sud-Est. Et malgré un retour des circuits courts et du Made In France, ce chiffre montre bien que nous sommes principalement guidés par les prix et un accès à une gamme exorbitante de différents styles de vêtements. Ces motivations font que les acheteurs cautionnent un système qui démolit l’environnement et exploite les êtres humains.

En France, la loi sur le devoir de vigilance des entreprises entrée en vigueur en 2017 oblige les entreprises multinationales à surveiller les risques liés aux droits fondamentaux de ses salariés et de ses sous-traitants, sur son territoire et à l’étranger.

Et les chiffres parlent d’eux-mêmes : 62%% des Français souhaiteraient être mieux informés des conditions de production des vêtements qu’ils achètent…

A-t-on vraiment envie de continuer d’acheter des fringues bon marché toutes les semaines que l’on ne portera que quelques mois avant de les reléguer au fond du placard ?

C’est quoi s’habiller éthique ?

Nos vêtements sont le premier mode d’expression de notre personnalité, le paramètre de notre apparence qu’on maîtrise totalement. S’exprimer sur le développement durable avec des vêtements Made In China de la tête au pied, c’est pas ouf non ?

S’habiller éthique c’est acheter des vêtements et accessoires issus du commerce équitable, fabriqués à partir de textiles biologiques ou conçus à partir de vêtements recyclés. C’est plus écologique, ça génère moins de déchets et c’est plus respectueux du personnel impliqué.

En résumé, s’habiller éthique, c’est :

  • Consommer moins, mais mieux,
  • Dire STOP à la fabrication de vêtements par des enfants ou autres travailleurs sous-payés et dans des conditions déplorables en Inde, au Bangladesh, au Vietnam, en Chine, au Cambodge,
  • Dire STOP aux grandes émissions de carbone, de déchets et de polluants, et remettre en cause le fast fashion dans ses fondements.
  • Dire STOP au « shopping impulsif » ou « réflexe shopping », qui franchement ne nous rend pas heureuses plus que quelques minutes ou quelques jours et qui creuse parfois sérieusement le budget,
  • Un retour à la créativité ? Tricoter son écharpe, faire son propre patchwork ou coudre ses propres vêtements, compliments assurés !

Alors oui, ça réduit les choix et on ne trouve pas toujours la belle jupe, robe ou petit haut trop stylé que l’on a vu dans la dernière pub Zara. Pas évident non plus de s’y retrouver et s’assurer de la qualité sociale minimale des vêtements !

 

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Les conséquences du « fast fashion »

  • Le nylon met environ 40 ans pour se dégrader. C’est 80 fois plus que le coton et à peu près 10 fois plus que la laine. Les fibres chimiques, qu’elles soient synthétiques (nylon, polyester, polyamide, acrylique) ou artificielles (rayonne, viscose), sont fabriquées avec des procédés peu écologiques, même si la matière première est d’origine naturelle.
  • La production d’un seul T-shirt monopolise en moyenne 35 mètres carrés de champ de coton. Vous saviez que le coton est le troisième consommateur d’eau d’irrigation de la planète, après le riz et le blé, avant le maïs et les fruits et légumes ? Nous non plus… Préférez des matières comme le chanvre ou le lin, dont la culture nécessite cinq fois moins d’eau, de pesticides et d’engrais que le coton.
  • La production de matière première n’est que la première étape de la fabrication d’un vêtement. Une fois tissées, les fibres textiles subissent une succession de traitements chimiques pour les rendre plus belles, confortables ou pratiques (teinture, impression, sans froissements…). Les colorants ou produits chimiques utilisés contiennent des substances indésirables pour la santé et l’environnement. Pensez à regarder les labels !

Les bons gestes à adopter

 

1.      Choisir ses matières :

  • Les textiles issus de fibres végétales comme le lin, chanvre, bambou, hêtre (modal), eucalyptus (lyocell ou tencel) ou de fibres animales (laine, soie) sont obtenus par des procédés moins polluants et qui sont des alternatives aux fibres chimiques.
  • Si vous prenez du coton, prenez le bio. Les procédés de culture et de traitement du coton issu de l’agriculture biologique sont plus respectueux des milieux et des personnes concernées.

2.      Repérer les labels :

  • Biologique ou label Skal qui garantit des teintures sans métaux lourds ou en coloration naturelle.
  • Oeko Tex qui garantit l’absence de substances indésirables pour la santé et l’environnement dans les produits finis (métaux lourds, formaldéhydes, contrôle de la nocivité des colorants et qualité des eaux usées).
  • Écolabel européen qui garantit des impacts réduits sur l’environnement et la santé tout au long du cycle de vie du produit.
  • Label commerce équitable (Max Havelaar), qui certifie la provenance du produit et les conditions de rémunération du producteur.

 

À lire : Comment faire ses produits de beauté bio ?

 

Les bonnes adresses

Même en étant convertis, pas facile de trouver les bons plans pour se faire plaisir éthiquement. On a fait le tour des boutiques et du web et on vous a trouvé quelques bonnes adresses pour se lancer dans la mode responsable !

Des e-shop éco responsables

Ces boutiques en ligne équitables rassemblent de nombreux créateurs de mode éco responsable. Pleins de marques éthiques réunies dans une même plateforme !

We Dress Fair,

Klow,

Mae Sue,

Dressing Responsable.

Les friperies ou dépôts-ventes

Un autre moyen d’être éthique, c’est de passer à la mode en seconde main.
Guerrisol : friperie parisienne incontournable, en ligne et en magasin.

Bobby Paris : super dépôts-ventes dans le 2e arrondissement.

Vous avez lu le livre de Marie Kondo et avez plein de vêtements à donner ?

Vous pouvez déposer vos vêtements dans les conteneurs du Relais qui est en association avec Emmaüs. Ils seront soit revendus à petits prix dans une boutique Ding Fring du Relais ou bien recyclés en chiffons, isolants thermiques, moquette.

Vous pouvez sinon faire un don de vêtements directement auprès d’une association comme :

le Secours Populaire,

Emmaüs,

la Croix-Rouge française,

Tissons la Solidarité.

Et vous pouvez aussi les vendre sur Vinted pour les rentabiliser !

Et pour les enfants ?

Voici trois boutiques en ligne entièrement dédiées aux enfants qui proposent des vêtements sains, naturels et équitables :

La Queue du Chat,

Mon Petit Oko,

Louli Des Bois.

Vous voulez encore plus d’info ? Cherchez #WhoMadeMyClothes dans votre moteur de recherche ! (À propos, on vous conseille de passer sur Ecosia : le moteur de recherche écolo qui plante des arbres, ou bien sur Lilo, qui finance des projets sociaux et environnementaux !)

Chez Réjeanne, on a créé nos culottes menstruelles justement par mesure d’éthique. On n’en pouvait plus des protections hygiéniques polluantes, toxiques et inconfortables.

C’est pour ça qu’on a choisi de faire un produit made in France, dans des tissus certifiés STANDARD 100 par OEKO-TEX et sans nanoparticules d’argent.