Réjeanne Le cycle féminin pour les nul·le·s
Lingerie — 21 décembre 2019

Le cycle féminin pour les nul·le·s

Dans l’ère du digital et de l’accès quasi-instantané à l’information, on n’est pourtant pas super éclairé·e·s sur le cycle féminin. On se souvient tous de nos cours d’SVT un peu (ou carrément) gênants quand on avait 15 ans, non ? Les gamètes, la LH, la FSH, ça ne vous dit rien ? Pas de honte, vous n’êtes pas les seul·e·s. On a essayé de vous faire un topo compréhensible et facile à transmettre, pour que vous soyez enfin au courant de ce qui se passe dans le corps et la vie d’une femme.

La période fertile : des premières règles jusqu’à la ménopause

Au cours de sa vie, une femme connaît plusieurs phases dans sa vie génitale. Les règles qui commencent à la puberté, en moyenne vers 11 ans, marquent le début de sa fertilité. Les menstruations suivent ensuite des cycles qui durent jusqu’à la ménopause, qui est confirmée si les règles ne sont pas venues pendant 12 mois consécutifs et si la femme est à l’âge naturel de la ménopause (âge moyen de 51 ans en France, sachant que cela peut varier de 40 à 55 ans).

Pendant en moyenne 35 ans, une femme vivra donc sa fertilité sous forme de cycles. Un mois du cycle féminin a lieu en deux phases – les phases folliculaire et lutéale – séparées par l’ovulation.

La phase folliculaire

Jour 1 des règles, c’est la phase folliculaire qui débute. Les règles sont le signe que l’ovule libéré ce mois-ci n’a pas été fécondé. L’endomètre (la muqueuse utérine), se désintègre et s’écoule ensuite du vagin. Pendant ce temps-là, l’utérus ne perd pas de temps ! Il commence déjà à se préparer pour fabriquer une nouvelle couche sanguine pour le prochain mois, prêt à accueillir un embryon.

Au jour 7 (en moyenne), les règles sont terminées et les follicules présents dans les ovaires se mettent en marche sous l’influence de l’hormone folliculostimulante (FSH) – « qui stimule les follicules », super nom oui ! Pendant plusieurs jours, tous se battent et se développent en produisant des œstrogènes, mais un seul follicule sera dominant et pourra libérer son ovule. Une fois la maturation atteinte, la paroi du follicule dominant se déchire, et l’ovule est relâché dans les trompes utérines, en moyenne au 14e jour du cycle.

L’ovulation dans le cycle féminin

Quand le follicule dominant est mature, les récepteurs hormonaux de celui-ci vont envoyer des signaux à l’hypothalamus. Cette région du cerveau régule un tas choses, dont le contrôle des sécrétions hormonales de la glande hypophyse. A ce moment-là, l’hypophyse va libérer l’hormone lutéinisante (LH) pendant une période de 24 à 48 heures. Sous ce pic hormonal, c’est là que le follicule libère son ovule qui est aspiré dans les trompes utérines.

Le follicule déchiré devient alors un « corps jaune ». C’est lui qui produira la progestérone pendant la deuxième phase du cycle. C’est la LH qui est responsable de l’ovulation, et c’est donc elle qu’on essaye de détecter lors des tests d’ovulation. Le pic de LH ne durant que 24 à 48 heures, il faut comprendre qu’au-delà de ce délai, l’ovule non-fécondé meurt. Il sera ensuite expulsé au moment des règles.

La phase lutéale

Cette phase commence lorsque l’hormone lutéinisante (LH) est produite pour que le follicule se déchire et libère l’ovule. Le reste du follicule qui est transformé en « corps jaune » lance sa production de progestérone, qui est l’hormone de gestation. En conséquence, le corps se réchauffe légèrement et la paroi de l’utérus s’épaissit pour accueillir un éventuel ovule fécondé.

Au même moment, l’ovule libéré remonte les trompes utérines dans l’attente d’être potentiellement fécondé. Si on a eu un rapport quelques jours avant ou jusqu’à quelques jours après l’ovulation, un spermatozoïde peut être remonté jusqu’aux trompes et peut potentiellement fusionner dans l’ovule.

Petite anecdote : on entend souvent dire que les spermatozoïdes se battent vaillamment pour gagner la course et que l’ovule passif attend sagement de se faire féconder. En réalité, ça ressemble plutôt à un cache-cache. L’ovule bouge constamment dans les trompes et fait lui-même la sélection d’un potentiel gagnant.

Si l’ovule est fécondé lors de son chemin dans les trompes, il viendra essayer de s’implanter dans l’utérus. Lorsque le corps jaune a libéré toute sa progestérone, soit l’ovule fécondé a pu s’implanter dans la muqueuse utérine suffisamment épaisse, soit il n’a pas pu s’implanter, et il est donc évacué avec les règles. L’endomètre se désintègre quand il n’y a plus de sécrétion de progestérone.

Et nous dans tout ça ?

Vous avez peut-être compris que ces différentes phases du cycle sont principalement guidées par des changements hormonaux. Ce sont bien les hormones qui nous permettent d’être fécondes tous les mois, mais ce sont aussi elles qui sont responsables de quelques effets secondaires sur notre sensibilité ou nos comportements ! Ces conséquences que l’on compte entre autres parmi les syndromes prémenstruels, peuvent être difficiles à gérer, mais aussi à expliquer. On a trouvé un bel article sur la relation homme-femme : « Le Cycle Menstruel des Femmes expliqué aux Hommes », et une super vidéo : « Vos règles en 2 minutes » qui vont vous expliquer tout ça.

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