Réjeanne Les perturbateurs endocriniens et le cycle menstruel
Lingerie — 4 novembre 2019

Les perturbateurs endocriniens et le cycle menstruel

Un cycle parfaitement régulier, sans SPM, sans crampes et sans sautes d’humeur ? Nous aussi on a du mal à y croire… Alors que 3,5 milliards de la population mondiale aura ses règles un jour ou l’autre, aucun vrai remède n’a jamais réellement été étudié par la médecine pour remédier aux inconforts liés au cycle menstruel.

Ceci étant dit, il y a des facteurs qui influencent l’apparition de dérégulation des cycles ou du syndrome prémenstruel.

Qu’est-ce qui perturbe mes cycles?

Les dérèglements hormonaux peuvent être de diverses natures. Certains ont un caractère héréditaire, d’autres sont comportementaux (tabac, alcool, alimentation, activité physique, sommeil) mais également environnementaux (pollution, perturbateurs endocriniens dans 95% des produits de beauté, stress professionnel et urbain).

En janvier 2019, des chercheurs américains du Boston Medical Center ont publié une étude dans le magazine Human Reproduction concernant l’effet de la pollution sur le système endocrinien. Suite à une recherche auprès de 35.000 adolescentes entre 14 et 18 ans, ils ont pu conclure que les cycles menstruels de la majorité des adolescentes peuvent être déréglés par l’exposition à la pollution de l’air.

En réalité, la pollution atmosphérique, et notamment les particules fines (on arrête le diesel !), a impact sur la régularité du cycle menstruel puisqu’elle perturbe le système hormonal.

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C’est quoi les perturbateurs endocriniens?

Le système endocrinien (ou hormonal) est constitué de différentes glandes qui produisent des hormones qui jouent le rôle de messagers et régulent de nombreuses fonctions essentielles de l’organisme. Et donc les perturbateurs endocriniens (qui viennent littéralement perturber) sont des substances chimiques d’origine naturelle ou artificielle qui se greffent sur les récepteurs hormonaux et empêchent le bon fonctionnement du système hormonal. Cela déstabilise l’équilibre du système endocrinien, et touche tous les organes qui sécrètent les hormones.

Il y a une dizaine de glandes spécialisées dans le système endocrinien (l’hypophyse, la thyroïde, les quatre parathyroïdes, les deux surrénales et le thymus), auxquelles s’ajoutent plusieurs organes capables de produire des hormones (le pancréas, le cœur, les reins, les ovaires, les testicules, les intestins).

Lorsque celles-ci sont perturbées, des pathologies hormono-dépendantes peuvent apparaître. Dans le cas des xéno-oestrogènes, ces molécules agissent de manière similaire à celles de nos oestrogènes, et sont responsables de la puberté précoce des troubles de la fertilité et d’autres troubles du système reproductif.

A lire : Les idées reçues sur les règles !

Comment combattre les perturbateurs endocriniens?

Avant de les combattre, il faut savoir où ils se trouvent… et ils se cachent principalement : dans les pesticides (comme le DTT qui est interdit en France, la dioxine, les PCB – polychlorobiphényles), mais aussi dans certaines matières plastiques (PET, PVC, bisphénol A, phtalates) ou encore dans les hydrocarbures issus de la combustion du carburant automobile.

Pour limiter l’absorption de perturbateurs endocriniens, il vaut mieux se tourner vers une alimentation bio, des cosmétiques bio et le plus simplement formulés possible, ainsi que des produits d’entretien (et de jardinage, bricolage…) simples et naturels (vinaigre, savon noir, bicarbonate, savon de Marseille…), des ustensiles en bois, en verre… au détriment du plastique..!

C’est un vrai changement de vie, et si vous ne le faites pas pour vous, faites le pour vos enfants. Des produits comme les phtalates ou le bisphénol A auraient une influence sur la manière dont les cellules et l’organisme régulent le métabolisme des petites filles, ce qui affecte ensuite la production d’œstrogènes.

Les protections périodiques sont également à remettre en cause. Les derniers scandales sur la composition de tampons et serviettes hygiéniques ne font que renforcer nos doutes sur leur utilisation, ainsi que sur la montagne de déchets toxiques qu’elles provoquent.

On commence cette bataille en passant aux culottes menstruelles ? C’est par ici les belles Réjeanne lavables et réutilisable, sans nano-particules d’argent, et tissus certifiés OEKO-TEX 100.